Actualites du cinema roumain
Par Morgane Pichot, le 5 février 2009 2009 - hiver - 16:15
Un an que le cinéma roumain avait déserté nos écrans, depuis les sorties fin 2007 début 2008 de 4 mois 3 semaines et 2 jours (Cristian Mungiu), Love Sick (Tudor Giurgiu) et California Dreamin’ (Cristian Nemescu).

Il revient en ce début d’année avec pas moins de trois films sur six semaines : Picnic (Adrian Sitaru), Les noces silencieuses (Horatiu Malaele) et Boogie (Radu Muntean). Des longs-métrages dont la diversité thématique et esthétique confirme une tendance qui s’est amorcée avec le court-métrage : la Nouvelle Vague prend fin peu à peu et laisse place à une renaissance plus générale, d’une cinématographie enfin libérée du poids politique et du souvenir communiste.

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Les années 90, et surtout 2000, ont permis aux créateurs de prendre leur revanche sur l’Histoire (50 ans de nationalisation du cinéma), de réécrire le parcours d’un pays, de régler leurs comptes avec la dictature et le régime de Ceaucescu. Les ambiances burlesquo-macabre et l’esthétique minimaliste, ou néorealiste selon les journalistes, qui caractérisent les films de Lucian Pintilie (Le chene, L’apres-midi d’un tortionnaire, Terminus Paradis, Niki et Flo...), de Cristi Puiu (La mort de Dante Lazarescu), de Corneliu Porumboiu (12h08 à l’est de Bucarest), de Catalin Mitulescu (Comment j’ai feté la fin du monde), de Ruxandra Zenide (Ryna) et d’autres dont ceux déjà cités font place en douceur à des films marqués par de nouvelles influences, de nouvelles références et sensibilités artistiques.

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Une génération apparait, celle qui on l’espère, marquera la renaissance en profondeur d’un cinéma roumain qui ne pourra plus se résumer à un "mouvement" éphémère, comme on en voit selon les "modes" cycliques et festivalières avec nombre de pays tels que l’Iran, l’Argentine, l’Allemagne.... Reste que Adrian Sitaru, Radu Jude (premier long-métrage en préparation), Constantin Popescu, Adina Pintilie, Tudor Giurgiu etc (Horatiu Malaele, réalisateur des Noces silencieuses étant avant tout un acteur et ne pouvant figurer de manière cohérente, de part sa carrière, à coté de ces noms) doivent affronter sur leur territoire un état catastrophique de l’exploitation. Les chiffres sont éloquents : entre 30 et 40 salles en activité en ce début d’année (il y en avait 200 de plus au début des années 2000) et le taux de fréquentation le plus faible d’Europe (O,13 entrée par an par habitant !). La politique culturelle et le développement économique doivent aussi suivre le renouveau artistique afin qu’il puisse perdurer. Le Bucarest contemporain devra se montrer a la hauteur de l’intérêt que lui porte les jeunes réalisateurs...

Images : © Multimedia Est ; © Bac Films






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
- Cinémas indépendants acceptant la carte Le Pass
- L’Institut Lumière à Lyon
- La Cinémathèque de Toulouse
- Le Ciné-Club de Caen

Ces liens vous sont proposés par Fin de Séance, site d’analyse critique des films d’aujourd’hui, n’hésitez pas à nous contacter pour nous transmettre des liens équivalents pour d’autres villes.

Retrouvez également Vodkaster - Le blog de la cinéphilie 2.0



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