Le film inclassable est-il un genre en soit ? Peu importe, Shane Black’s Kiss kiss, bang bang s’impose comme un chef-d’oeuvre du n’importe quoi.Après dix ans d’absence, Shane Black, le scénariste de l’Arme Fatale revient en force en réalisant son premier film. Shane Black’s Kiss kiss, bang bang est un véritable OVNI renouvelant le genre du film d’action délirant inventé par Black lui-même.
Harry Lockhart est un escroc minable, mais sa vie gagne en peps quand alors qu’il tente d’échapper aux policiers lancés à sa poursuite, il est casté pour un film. Sous prétexte de lui faire travailler son rôle (celui d’un détective privé), le bien nommé Gay Perry (Val Kilmer) va l’entraîner dans une aventure totalement folle. A côté de ça il y a la pulpeuse et plantureuse mais pas très heureuse Harmony, jolie blonde que Harry tentera tant bien que mal de séduire.
Autour d’un scénario ultra-rythmé et totalement délirant gravitent des dizaines de personnages qui se croisent, s’aiment ou se tuent, s’embrassent ou se battent... A l’image de son générique (un modèle du genre) Shane Black’s Kiss kiss, bang bang est visuellement superbe. Pour une fois, et c’est notable, le mauvais goût des blagues ne déborde pas sur l’écran.
C’est sans doute parce que justement ce film n’est d’aucun genre (à moins qu’il n’en invente un nouveau) qu’il se permet de présenter des scènes et des répliques absolument délirantes dans une esthétique visuelle totalement hype. Offrons nous le luxe de baptiser ce genre nouveau : la comédie trash-chic.