Compétition Officielle : Beautiful
Par Anthony Boscher, le 14 mars 2008 2008 - hiver - 13:48
Eunyoung est une femme d’une beauté sans commune mesure. Quand elle marche dans la rue, tous les hommes se retournent sur elle et les femmes pâlissent d’envie. Un jour, elle se fait violer par un homme qui la suivait depuis longtemps. Elle pense que sa beauté est responsable du méfait et se met à haïr son apparence.

Réalisateur : Juhn Jaihong

Année : 2007

Origine : Corée du Sud

Section : Compétition Officielle

Durée : 88 min

Statut : Non distribué en France

Acteurs : CHA Soo-yeon (Eunyoung) ; LEE Chun-hee (Eun-chul) ; CHOI Myung-soo (Détective Kim)

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Beautiful est le premier film du jeune cinéaste Juhn Jaihong. Pour débuter sa carrière cinématographique il s’est adjugé la plume de KIM Ki-Duk qui signe ici l’histoire du film. Cependant et malgré une bonne idée de départ le film a quelques difficultés à prendre son envol. En effet, nous pourrions étudier ce film du point de vue du corps. Le film met l’accent, dès le début du film, sur la beauté de l’héroïne. Néanmoins, le film pousse trop loin la description de l’héroïne et de ce fait, le personnage erra dans une pléiade de clichés. Nous faisons faces à l’épisode ou des jeunes filles la confonde avec une actrice de part son admirable beauté, le coiffeur du coin veut faire d’elle une star en lui proposant des coupes gratuites. Le schéma actantiel du film a du mal à trouver ses repères puisque nous assistons certes à des événements forts qui font basculer le film d’une partie du schéma à une autre. Ce qui est dérangeant, c’est qu’il n’y a aucune évolution notoire de la part du personnage et donc du scénario qui vont donc amener l’avènement de ces situations marquantes.

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Le personnage tente de changer son apparence, mais cette démarche l’entraîne irrémédiablement dans les clichés puisqu’elle deviendra boulimique puis anorexique. Tous les clichés de la société contemporaine sont pris au piège dans ce film et aucune réelle innovation ne vient ponctuer le film. Le personnage masculin quand à lui ne déroge pas à cette règle des clichés puisqu’il sera comparé à un moment donné au Christ avec la scène de l’entraînement au base-ball avec cette main tendue qui est violentée par les balles de base-ball.

Au bout du compte, le film n’arrive pas à s’extirper du cliché et tombe dans la désuétude.

 






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
- Cinémas indépendants acceptant la carte Le Pass
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