L’arrivée de Han bouleverse la vie monotone de Ching qui gère dorénavant la boutique de montres familiale. Elle tombe rapidement amoureuse du jeune homme qui prétend être un ancien camarade de lycée. Après plusieurs jours passés sans nouvelles de Han, Ching s’inquiète et décide de contacter ses parents. Ces derniers lui annoncent que leur fils est décédé depuis de nombreuses années.Réalisateur : Fen Fen CHANG
Année : 2007
Origine : Taïwan
Section : Compétition Officielle
Durée : 92 min
Statut : Non distribué en France
Acteurs : Joseph Chang ; Haden Kuo ; Liang-tso Liu

Keeping Watch est le premier film de la jeune réalisatrice Fen Fen Chang. Issue d’une direction autre que celle du cinéma (le commerce), elle décide de se lancer dans l’aventure cinématographique en signant son premier film en 2007. Son film a pour sujet la jeunesse dans le Taïwan moderne. Traiter ce genre de sujet n’est pas chose aisée lorsque l’on sait que des réalisateurs comme HOU Hsiao-hsien, pour ne citer que lui, a déjà laissé son empreinte sur ce genre de sujet. Néanmoins il est tout de même intéressant de voir ailleurs comment ce sujet peut-être traité. Les scripts de Fen Fen Changont cette volonté d’être empreint d’un certain lyrisme qui se ressent dans son film. Cependant, le lyrisme étant une forme d’écriture, cette dernière ne doit pas venir empêcher le fond du film de s’exprimer. Or c’est ce qui se déroule sous nos yeux lorsque nous regardons le film. Usages trop fréquents de ralentis, d’images brouillées au style de l’aquarelle etc… De ce fait le fond à quelques difficultés à prendre le large. C’est ainsi que nous avons certains blancs dans le scénario qui ne trouvent de répondants qu’à des moments inopinés du film. De plus, certains passages du film nous sont narrés via l’apparition de cartons à l’écran. L’usage de cet artifice ne sert ici qu’à combler un manque cru de scénario. La réalisatrice ne pousse pas jusqu’au bout son film pour que tous les spectateurs puissent la suivre jusqu’à la fin du film.
Tous les défauts que nous venons d’énumérer ne sont pas à prendre comme tel mais bien comme des compliments. En effet, nous avons un regard neuf sur la jeunesse Taïwanaise. Ne sommes nous peut-être pas encore prêt à appréhender ce traitement de la jeunesse d’un point de vue lyrique. Habitué à la césure du quatrième mur de par la confrontation violente avec la réalité, pourquoi ne pas voir la jeunesse sous un œil plus lyrique ?