Competition Officielle : The Red Awn
Par Anthony Boscher, le 16 mars 2008 2008 - hiver - 20:47
Un homme vivant à la campagne avec sa femme et son fils de douze ans doit partir à la ville afin de gagner plus d’argent. Sa femme meurt pendant son absence, laissant son fils grandir sans personne pour veiller sur lui. Le père revient cinq ans plus tard et décide d’emmener son fils avec lui pour faire les moissons.

Réalisateur : Cai Shangjun

Année : 2007

Origine : Chine

Section : Compétition Officielle

Durée : 101 min

Statut : Non distribué en France

Acteurs : YAO Anlian (le père) ; LU Yulai (le fils) ; HUANG Lu (la jeune fille)

JPG - 1.4 Mo

The Red Awn est le premier film réalisé par le réalisateur chinois Cai Shangjun. Ce dernier avait déjà auparavant signé quelques scénarii et décide de se mettre derrière la caméra et nous offre ce film traitant des questions de conservation du passé et des conflits de générations. Le réalisateur va donc nous peindre deux tableaux distincts qui sont la campagne avec ses traditions et ses rites et la ville avec là aussi ses modes de vie. Cependant, les trois quarts du film se déroulent pendant les moissons et nous allons assister donc à ce retour hypothétique d’un père trop absent qui a laissé derrière lui sa femme et son fils. Nous apprenons au fur et à mesure de l’intrigue que le père avait cumulé les dettes et qu’il n’avait plus l’argent nécessaire pour rentrer chez lui. La campagne apparaît donc comme l’endroit ou la vie est plus simple et ou la vie est rythmée par les moissons à chaque été. Néanmoins, le réalisateur nous offre également une peinture de la ville. Cette dernière apparaît comme le lieu empreint au chaos, ou la vie est inabordable et l’endroit ou l’homme n’apparaît plus comme une unité mais comme une pluralité avec ce mélange des masses. En effet, nous assistons durant la première partie du film à des plans ou l’on voit l’homme en communion avec la nature, l’homme comme être et façon d’être. Alors que la ville, elle, conditionne l’humain dans des espaces exigües. La modernité peinte de la sorte transforme l’être en une enveloppe charnelle vide dénudée de tous sentiments et de tous rapports au passé. Fuir la modernité n’est pas simple puisque le père le soulignera à nombreuses reprises : pour vivre à la ville il faut de l’argent. La liberté à un prix, le retour aux traditions, la renaissance de l’humain se fera dans un retour aux traditions et à la reconquête des sentiments.

 






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
- Cinémas indépendants acceptant la carte Le Pass
- L’Institut Lumière à Lyon
- La Cinémathèque de Toulouse
- Le Ciné-Club de Caen

Ces liens vous sont proposés par Fin de Séance, site d’analyse critique des films d’aujourd’hui, n’hésitez pas à nous contacter pour nous transmettre des liens équivalents pour d’autres villes.

Retrouvez également Vodkaster - Le blog de la cinéphilie 2.0



Réagissez aux articles, suivez l’actualité et débattez avec les rédacteurs de Fin de Séance en rejoignant le groupe Facebook de Fin de Séance.

Add to Technorati Favorites

S’abonner à Fin de Séance