Moi, toi et tous les autres (Un film de Miranda July)
Croyez-vous mériter cette douleur ?
Par David Honnorat, le 16 octobre 2005 2005
Moi, toi et tous les autres ouvre sur un monde magique dans lequel tout doit avoir un sens. Si Christine incarnée par Miranda July est blessée à la cheville, c’est sans doute parce que, selon Richard, elle croît mériter cette douleur...
JPG - 46.2 ko

Christine fait le taxi pour les vieux. Richard vend des chaussures et aimerait que ses fils (Robby et Peter) aient des pouvoirs magiques. Robby ne paye pas de mine du haut de ses 7 ans, mais il pratique le cyber-sexe. Une spécialiste d’art contemporain aigrie refuse de recevoir le projet de Christine en main propre. Deux petits vieux fricotent tandis que deux jeunes adolescentes font de l’oeil à un gros lubrique. Une petite fille distribue des bonbons à des bambins couchés dans l’herbe. Et tout, et tout...

Le film brille d’abord par ses dialogues, parfaitement maîtrisés, ils mettent en harmonie les personnages. Ces personnages, pour le moins singuliers, sont parfois peu crédibles, ils n’en sont pas moins touchants.

Moi, toi et tous les autres est un bonheur de cinéma car il parvient à créer un monde clos. Tout ce qui apparaît à l’écran nous est offert. On sait pourquoi le petit bruit, Richard nous dit pourquoi il s’enflamme au début du film, on ne va pas au magasin de chaussure par hasard, on est pas tous garés sur le même parking. Et tout, et tout...

C’est la poésie douce des petites choses, ce film a quelque chose de britannique mais Miranda July, jeune réalisatrice, vient de Portland aux Etats-Unis. Les Etats-Unis où elle à conquis le jury du Festival de Sundance puisqu’elle y a remporté un prix spécial.

Ce film chorale tout en décalage a le mérite de nous emmener ailleurs. Cet ailleurs est peint avec une douceur telle que la détresse des personnages ne nous blesse pas. Il s’agit de faire bonne figure, il s’agit d’aimer les choses. Et tout, et tout...

Images : © MK2 Diffusion






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
- Cinémas indépendants acceptant la carte Le Pass
- L’Institut Lumière à Lyon
- La Cinémathèque de Toulouse
- Le Ciné-Club de Caen

Ces liens vous sont proposés par Fin de Séance, site d’analyse critique des films d’aujourd’hui, n’hésitez pas à nous contacter pour nous transmettre des liens équivalents pour d’autres villes.

Retrouvez également Vodkaster - Le blog de la cinéphilie 2.0



Réagissez aux articles, suivez l’actualité et débattez avec les rédacteurs de Fin de Séance en rejoignant le groupe Facebook de Fin de Séance.

Add to Technorati Favorites

S’abonner à Fin de Séance