Appelez-moi Kubrick (Un film de Brian Cook)
Dans la peau de Stanley Kubrick
Par Julien Hairault, le 11 janvier 2006 2006
Malkovich dans la peau d’un faux Kubrick : un premier film signé par l’ancien assistant du grand Stanley...

Pour son premier long métrage, Brian Cook met en scène la vie d’Alan Conway : petit escroc anglais qui se faisait passer pour Stanley Kubrick afin d’arnaquer des inconnus à qui il promettait une carrière dans le cinéma.

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Petite comédie sans ambition ni sérieux, Appelez-moi Kubrick ne profite jamais d’un potentiel pourtant énorme, et déçoit très rapidement.

Notre ennui face au film naît du scénario qui n’arrive pas à tirer le meilleur de cette histoire en partie vraie (les faits s’étant déroulés dans les années 90 en Angleterre). Brian Cook choisit un humour assez gras et caricatural pour définir les nombreux personnages que rencontre Conway au cours de sa vie.

Mais pour pallier au manque d’originalité de la construction narrative du film (une séquence = une rencontre), il fait appel à de très nombreuses allusions concernant l’œuvre de Stanley Kubrick. Des emprunts musicaux à Orange Mécanique, 2001 l’odyssée de l’espace ou Barry Lyndon, en passant par la parodie de certaines scènes mythiques (comme la séquence pré-générique du film, très réussie) : tous ces clins d’œil ne sont que des effets comiques adressés au spectateur averti.

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Il manque incontestablement à Appelez-moi Kubrick une dimension réflexive, un propos plus approfondi sur le cinéma de Kubrick. Ce dernier n’est ici que le prétexte d’une farce ratée, où prime un concentré de ce que l’Angleterre peut faire de pire en matière de comédie. D’un humour gras façon Ali G, à une mise en scène académique comme celle des épisodes de Mr Bean : Appelez-moi Kubrick n’a de satisfaisante que la composition de John Malkovich. Ses fans seront certainement les seuls à apprécier cette comédie rarement drôle.

Images : © EuropaCorp Distribution






Le 25 mai prochain, après une compétition d’une dizaine de jours, le jury du 61ème Festival de Cannes présidé par Sean Penn, décernera la tant attendue Palme d’Or au meilleur film de la sélection. En attendant d’en savoir plus, la rédaction de Fin de Séance vous livre ses cinq oeuvres palmées préférées :

  1. Pulp Fiction de Quentin Tarantino
  2. Taxi Driver de Martin Scorsese
  3. Elephant de Gus Van Sant
  4. Barton Fink de Joel & Ethan Coen
  5. Apocalypse Now de Francis Ford Coppola


Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
- Cinémas indépendants acceptant la carte Le Pass
- L’Institut Lumière à Lyon
- La Cinémathèque de Toulouse
- Le Ciné-Club de Caen

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