L’Italie et le cinéma. Une longue histoire d’amour... Proche des frontières italiennes, Annecy célèbre depuis 1983 cette riche production cinématographique par un festival annuel, de renommée européenne. Le grand Ettore Scola en est le président d’honneur.Du 1er au 7 octobre prochains, la 26ème édition d’Annecy Cinéma Italien promet d’être à la hauteur des précédentes. Neuf longs métrages se disputeront le grand prix, le prix spécial du jury, les prix d’interprétation féminine et masculine, le prix du public et le prix de la Confédération internationale des cinémas d’arts et d’essai (CICAE). Grande nouveauté cette année : le festival inaugure une compétition pour les documentaires, avec huit films en lice.
Chaque édition du festival remet aussi le prix Sergio Leone à un réalisateur pour l’ensemble de son œuvre, dont une partie est projetée durant le festival. Cette année, l’heureux élu est Paolo Virzì, auteur notamment de La bella vita (1994), Ovosodo (1997) et Napoléon (et moi) (2006).
Hors compétition, Annecy Cinéma Italien n’oublie pas de valoriser les œuvres du patrimoine. La 26ème édition proposera une belle rétrospective toscane. Au menu : des films présentant des aspects significatifs de cette région et de Florence, sa ville principale. Et des œuvres réalisées par des auteurs toscans, dont l’inoubliable La vie est belle de Roberto Benigni...
Puis, à l’occasion du centenaire de la naissance d’Anna Magnani, le festival rendra hommage à l’emblématique italienne. Gilles Jacob (président du festival de Cannes) présentera un court métrage de montage, tandis que les salles obscures accueilleront les plus grands films de l’actrice : Rome, ville ouverte de Roberto Rosselini, Bellissima de Luchino Visconti, Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini, etc.
Du côté du cinéma contemporain, juste pour le plaisir, le festival reviendra sur des films sortis cette année (Gomorra de Matteo Garrone, Ciao Stefano de Gianni Zanasi). Le public pourra également découvrir des réalisateurs moins connus (Marco Pontercorvo, Salvatore Mereu, Paolo Franchi, et Francesco Maselli).
Enfin, ultime cerise sur le gâteau, des avant-premières créeront l’événement. Histoire de découvrir avant tout le monde Caos calmo (Antonio Luigi Grimaldi), Il Divo (Paolo Sorrentino), Il resto della notte (Francesco Munzi) et La giusta distanza (Carlo Mazzacurati).
Bref, le programme est chargé. Dans la petite ville haute savoyarde, on ne saura plus où donner de la tête… Viva il cinema italiano !
Détail du programme sur www.annecycinemaitalien.com
Lire l’analyse critique de Gomorra
Lire l’analyse critique de Ciao Stefano
Lire un premier avis critique sur Il Divo