Ethan Hunt revient pour un nouvel opus, toujours plus d’action et moins de scénario.L’agent Ethan Hunt (Tom Cruise) s’était retiré du service actif. Il menait dorénavant une petite vie tranquille dans sa maison de Virginie, avec sa nouvelle fiancée, Julia (Michelle Monaghan), un beau-frère porté sur l’alcool mais sympathique, et assez d’amis pour organiser de grandes soirées. Officiellement il travaillait pour le Ministère des Transports de Virgine, mais en réalité il continuait à former des agents pour le service actif de la Force Mission Impossible.
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand soudain Ethan fut rappelé pour une toute dernière mission : sauver l’agent Lindsey (Keri Russell), l’une des plus brillantes recrues de l’IMF qu’il avait lui-même entraînée, qui venait de se faire capturer à Berlin alors qu’elle enquêtait sur les agissements d’un des trafiquants d’armes les plus dangereux de la planète, Owen Davian (Philip Seymour Hoffman)...

On nous avait annoncé (ou plutôt matraqué médiatiquement), le meilleur épisode de la trilogie. D’ailleurs, c’est à l’un des réalisateurs novices les plus en vogue du moment que l’on confia les 150 millions de dollars de budget : Jeffrey Jacob Abrams, plus connu pour avoir les séries Lost et Alias à son palmarès.
Alors oui, ça bouge, ça explose, ça tire, ça roule vite, mais ça garde un goût amer. Pourquoi ? Parce que Mission Impossible III avait tous les ingrédients d’un bon film d’action mais n’arrive jamais, au cours des deux heures du film, à accrocher le spectateur. C’est d’autant plus flagrant qu’on a le sentiment que le scénariste a voulu en faire une parodie : Tom Cruise en gendre parfait, une fiancée qui est, bien sûr, infirmière mais qui se révèlera être une experte des armes à feu en moins de cinq minutes, un agent double du gouvernement que l’on repère dans les dix premières minutes, une arme destructrice qui portera juste le nom de « patte de lapin », un combat final assez comique et une scène de clôture où il ne manquerait plus que l’apparition des Bisounours...

Sans doute ne faut-il pas minimiser l’influence qu’a eu la sérié télévisée 24 heures chrono sur le cinéma américain. Car on y retrouve tous les éléments de cette série à succès depuis Ethan Hunt qui devient une pâle imitation de Jack Bauer dans sa prise de décision frénétique (mais où est l’esprit du premier film ?), jusqu’à la course contre la montre orchestrée par le grand méchant, en passant par une condamnation très osée (quel risque pris par les scénaristes...) de la guerre au moyen orient et de la discrimination positive...
En résumé, Mission Impossible III à au moins le mérite de ne pas être pire que le deuxième de la série. Lui demandait-on vraiment plus ?