Charlize Theron tient le rôle principal dans ce film consacré à l’une des affaires de harcèlement sexuel les plus célèbres aux Etats-Unis.Les distributeurs français ont eu la bonne idée de sortir L’Affaire Josey Aimes ce mercredi 8 mars, journée mondiale de la femme. Ce fut l’occasion pour la presse de citer le film dans leurs articles décrivant l’évolution de la condition féminine marquée par des luttes acharnées telles que celle menée par Josey Aimes dans les années 1980 aux Etats-Unis.

Pur produit holywoodien, ce film de procès, raconte le combat d’une femme, Josey Aimes donc, qui, après avoir fuit son mari violent avec ses deux enfants, décide de travailler à la mine, comme son père. Elle est vite confrontée, avec ses quelques collègues femmes, aux harcèlements machistes des mineurs qui, touchés dans leur virilité par l’intrusion de femmes dans un monde qu’ils croyaient leur être réservé, multiplient les blagues de mauvais goût et rendent invivables les journées de travail de ces dames.
Le film s’ouvre sur les mains d’une petite fille qui manipule une Barbie en robe rose. Le cliché de la femme poupée aux mensurations idéales et aux ongles fait ne peut plus durer, Josey Aimes, avec sur ses épaules toute la cause féministe, va se battre pour faire avancer les choses. Mais le combat sera d’autant plus difficile que les femmes ne sont pas toujours de son côté, et avant cette ultime scène ultra-classique où, dans l’ambiance électrique du tribunal, chacune d’elle se finit par se lever en signe de soutien, Josey reste seule contre tous. Ce premier plan sur la Barbie est d’autant plus intéressant qu’il évoque également l’engagement de l’actrice. Charlize Theron est sans doute l’une des plus belles femmes du monde, c’est cependant défigurée qu’elle a connu sa plus belle réussite en tant qu’actrice, en obtenant l’Oscar de la Meilleure actrice avec Monster. Dans L’Affaire Josey Aimes, où on la voit le visage noircit par la mine, elle n’est pas beaucoup plus à son avantage.
Film sobre et sérieux, L’Affaire Josey Aimes est un produit d’usine, heureusement sans réel défaut, mais qui sacrifie la complexité de ses personnages au profit d’un récit sans surprise.