La vie c’est parfois comme un gros mal de crâne. Alors que penser de la mort ? Rien de tel qu’un Adrien Brody des jours tristes pour camper un anti-héros au regard vide.
On ne meurt que deux (ou trois) fois... Dans l’esprit d’un Eternal Sunshine of the Spotless Mind, The Jacket nous invite à une pseudo-histoire d’amour plus encéphale que cérébrale. Quand Jack Starks est mort la première fois il avait 27 ans. Depuis il ne sait plus trop qui il est ni où il est.
Pour lui rafraîchir la mémoire, le Dr Becker le met au chaud dans un tiroir, bien serré dans sa camisole de force (The Jacket). Commence alors un voyage intérieur entre passé et futur. Les rêves, pour le moins prémonitoires, de Jack servent ainsi de fil conducteur à un scénario bien moins aboutit que celui de l’excellent Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Mais le film souffre essentiellement des défauts de sa mise-en-scène. L’abus d’effets visuels gratuits (en particulier dans les scènes à l’intérieur du tiroir), et la platitude globale de la réalisation nuisent au récit qui, finalement, ne manque pas d’intérêt.
Le happy-end (j’y reviendrais mais je n’ai rien contre le happy-end, au contraire) qu’on n’attendait presque pas nous ramène d’un coup à la réalité. Réussir sa vie... ça consiste à trois vaches près à rouler en New Beetle !
Notons quand même la présence de Keira Knightley la jolie anglaise de Bend it Like Beckham qui, pour une fois, ne joue pas la femme pirate...