Récit loufoque, sens de l’autodérision, humour britannique des années 1970, H2G2 nous emmène dans son univers, celui du non-sens. Malheureusement, nous nous y perdons avec lui.Ce matin n’est pas un matin ordinaire pour Arthur Bent. Anglais moyen, vivant dans la plus profonde et banale campagne britannique, il assiste, impuissant, à la destruction de sa maison qui doit laisser place à une toute nouvelle autoroute.
Pas de chance pour notre pauvre héros sans charisme, surtout que cela coïncide avec le jour précis de l’explosion de la terre qui doit, elle aussi, laisser place à une voie rapide intergalactique. Les dauphins nous avaient pourtant prévenus ! Heureusement que son meilleur ami, Ford Prefect, un extraterrestre, était là pour l’aider à partir en stop avant la catastrophe...
Ce film est l’adaptation d’une mini série radiophonique populaire outre-Manche, créée par Douglas Adams en 1978. Le projet de 1982 prévoyait d’ailleurs un certain Bill Murray pour jouer Arthur, mais ce dernier préféra, choix ô combien judicieux, tenter l’aventure de Ghostbuster.
H2G2 peine terriblement à trouver un fil conducteur. Les personnages n’ont aucune consistance et l’on ne peut pas combiner à la fois absence de rythme, humour potache et impasses répétées sans que le spectateur ne finisse par lâcher prise. À l’impression de surprise initiale succède le doute, puis l’ennui ; La chute tant espérée (parce qu’elle marque quand même la libération des dernières personnes présentes dans la salle qui ont eu l’immense courage de rester) nous laisse finalement ce goût amer des films qui n’ont pas réussi à atteindre leur ambition.
Tout le monde ne peut pas faire et réussir un film à la Monty Python, même à grand renfort d’effets spéciaux.