"Lezioni di cioccolato" de Claudio Cupellini (Annecy 08)
Par Clémentine Delignières, le 4 octobre 2008 2008 - automne - 17:50
Du chocolat, des leçons de vie…ça vous rappelle quelque chose ? Sauf que cette fois, Juliette Binoche n’est pas de la partie. Au menu de Lezioni di cioccolato (Leçons de chocolat), en compétition fiction, beaucoup de bons sentiments. Et du rire, heureusement…

Les bienfaits du cacao

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Mattia, géomètre trentenaire, exploite ses employés sur les chantiers de Pérouse. Compétitivité oblige, les ouvriers travaillent au noir, dans de mauvaises conditions de sécurité. Arrive ce qui devait arriver : Kamal, immigré égyptien de quarante-deux ans, tombe et se blesse sérieusement. Le voilà les deux bras dans le plâtre. Alors, Mattia cherche à le convaincre de ne pas le dénoncer. Kamal demande en échange de se faire passer pour lui et de remporter un diplôme de chocolatier : pâtissier en Egypte, il avait été choisi pour un cours dispensé auprès d’un grand maître chocolatier... Que faire sans l’usage de ses bras ? Mattia n’a pas le choix, pour éviter la prison il cèdera au chantage et remplacera Kamal. Pas facile pour un typique Italien de se faire passer pour un immigré musulman.

On l’aura compris, Lezioni di cioccolato entre dans la catégorie de comédie légère, où le protagoniste apprendra à respecter les autres –et lui-même, tant qu’à faire. Le film montre le choc d’une rencontre entre deux mondes, entre deux cultures. Chacun deviendra plus tolérant et apprendra au contact de l’autre. Et, bien évidemment, le réalisateur ne saurait se passer de mêler à tout cela une belle histoire d’amour...

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Dans sa volonté de divertissement, Claudio Cupellini va jusqu’au bout et soigne sa réalisation. Comédie légère, mais de bonne qualité, Lezioni di cioccolato a du charme. Le chocolat coule à l’image, on croirait en sentir l’odeur alléchante. Les couleurs de Pérouse enchantent. Ni les acteurs, ni l’humour ne sont stéréotypés : ce choc des cultures évite l’écart du déjà-vu et déclenche un rire franc à chaque nouvelle mésaventure de Mattia.

Par conséquent, pas d’ennui au programme de Lezioni di cioccolato. Le film est comme une dégustation de chocolat : un pur moment de plaisir. Temporaire, certes.

Images : Cattleya






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



Pour profiter des rétrospectives d’auteurs et des reprises des joyaux du patrimoine cinématographique mondial, retrouvez les programmes cinéphiles :

- Séances, la cinéphilie à Paris
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