Rencontres à Elizabethtown (Un film de Cameron Crowe)
Pompes (un peu) funèbres...
Par David Honnorat, le 29 novembre 2005 2005
Drew fait dans la chaussure mais il ne se sent pas super dans ses baskets. La mort de son père va indirectement lui permettre de trouver sa voie. Voyage initiatique au Kentucky.

Drew est à l’origine d’un terrible fiasco. Chargé d’un projet innovant dans une grande entreprise de chaussures de sport il se plante lamentablement et son boss lui demande d’assumer toute la responsabilité face aux médias. Dans quelques jours le monde entier saura. Drew, plutôt prévoyant et organisé comme mec, décide de se suicider. Alors qu’il s’installe dans son dispositif de suicide par appareil de fitness interposé, il apprend par téléphone la mort de son père.

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Pour les préparatifs de l’enterrement, Drew doit se rendre dans le Kentucky à Elizabethtown. En chemin il rencontre une jolie hôtesse prénommée Claire (Kirsten Dunst). Bien que Drew y mette beaucoup de mauvaise volonté (il n’a pas renoncé à mettre fin à ses jours dès les formalités de l’enterrement réglées) leur romance ne tarde pas à s’installer. Entre comédie romantique et voyage initiatique, Rencontre à Elizabethtown est un énième film sur la trentaine (et la crise qui va avec) qui aborde timidement des thèmes tels que la course au succès, la mort, l’engagement, la responsabilité...

Rencontre à Elizabethtown est malheureusement un film inégal. S’il y a pas mal de bonnes idées (souvent très bien réalisées), de trop nombreux "coups de mou" sont à déplorer. Entre des scènes trop longues et trop mornes on trouve heureusement quelques perles : une séquence téléphonique d’anthologie, un débat sur l’incinération, la méthode pour faire taire les gosses...

Comme la plupart des films de ce type, mais surtout parce qu’il est signé Cameron Crowe, Rencontre à Elizabethtown déborde de rock. On assiste d’ailleurs, vers la fin, à une scène de concert avec aigle enflammé et T-Shirts mouillés qui aurait pu clore le film. Même Drew le suggère (dernier regard), mais cette scène précède en fait une dernière perle, la plus belle, une qui, peut-être, justifie le film entier. En guise d’épilogue Camerown Crowe nous raccompagne jusqu’au happy-end avec un road-trip amoureux délicieusement scénarisé.

Images : © United International Pictures (UIP)






A l’occasion de la sortie du dernier film de Jacques Audiard, Un prophète, Fin de Séance vous propose un top 5 consacré aux films de prison.

  1. Down By Law de Jim Jarmush
  2. La Grande illusion de Jean Renoir
  3. Hunger de Steve McQueen
  4. La Grande évasion de John Sturges
  5. L’Évadé d’Alcatraz de Don Siegel

Sans oublier Midnight Express et La Vie de David Gale de Alan Parker, Le Reptile de Joseph L. Mankiewicz, Cube de Vincenzo Natali, et Au nom du père de Jim Sheridan.



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