Le renard masqué est de retour. 7 ans après The Mask of Zorro, Antonio Banderas retrouve le costume et le haut de l’affiche aux côtés de Catherine Zeta-Jones.Le peuple est en émois. Alors que la Californie est sur le point d’intégrer les Etats-Unis, de dangereux méchants (un brigand fondamentaliste et un français machiavélique) mettent tout en oeuvre pour faire mordre la poussière au rêve américain. Heureusement, un justicier surgit de la nuit au galop : "Cataclop, cataclop, et... cataflop !". Son nom, comme chacun sait, il le signe à la pointe de l’épée d’un "Z" qui veut dire Zorro.
Antonio Banderas a remis son costume de vengeur masqué pour l’occasion. Malgré ses problèmes conjugaux et le fiston qui n’en fait qu’à sa tête, Zorro est plus en forme que jamais pour damer le pion aux vilains pas beaux. Dès lors, le film navigue entre le joliment burlesque et le terriblement barbant.
En effet, si par intermittence le film surf sur la vague de l’auto-dérision et du décalage qui, il me semble, faisaient le charme des aventures de Don Diego de la Vega, il finit par s’embourber dans de pénibles scènes d’action, de complot et d’espionnage. Parce que justement Banderas n’est pas de la Vega, mais Alejandro Murrieta (qui a pris le relais dans Le Masque de Zorro), il est plus jeune et fringant, mais malheureusement moins marrant. On peut d’ailleurs regretter deux absents de marque qui contribuaient au burlesque de Zorro : le fidèle serviteur muet Bernardo, et le bedonnant Sergent Garcia.
On ne retiendra donc pas grand chose d’autre que les quelques moments de bravoure comique et notamment Zorro déplorant que son cheval ne se soit toujours pas mis aux langues étrangères.